Piscine de la VUB. Hier.
Les corps s'exhibent, le yeux obervent, les attitudes sont soignées.
Les salutations sont adressées au torse. Les conversations se font de sexe à sexe.
Ce grand lieu de drague désinhibé ressemble à un bar à backroom.
Oui mais voilà: ici, l'eau est prétexte à la nudité, les longueurs entrecoupent les silences, et les lunettes cachent les regards insistants.
Et surtout: le tout se passe en présence de non-gays, perplexes devant un spectacle qu'ils n'ont peut-être pas toujours saisi d'ailleurs.
Après vingt minutes, il est clair que je ne sais plus si nous sommes venus ici pour nager.
Je vais vers la douche. Je me sens sale.
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Je poursuis la soirée au centre. Projection de "Un ano sin amor" à Genre d'à côté. L'histoire d'un gay argentin séropositif qui découvre les joies d'êre dominé. Sans intérêt pour moi. Le seul intérêt que j'ai porté à ce film reste la photographie, réussie notamment dans les scènes sombres de débauche masochiste.
Je rencontre Jean -Pol. Content de l'avoir revu.
Après avoir quitté les autres, je reviens seul chez moi. D. ne m'a pas appelé.
Je crois que je ne m'en fous pas.
"It's not up to you. Well, it never really was".
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