samedi, août 27, 2005

L'appel de la meute...


Les moments passés avec des amis en terrasse sont souvent inoubliables, quand plusieurs ingrédients sont réunis: de l'humour, un plaisir évident à se retrouver, du soleil, des fous rires et des silences complices.... Et bien sûr du sirop d'orgeat...
Il est assez connu (et vrai ? ) que les gays aiment recréer autour d'eux une famille, un groupe de gens qui viendrait leur donner ce que la famille n'a pas pu leur apporter ou qui comble le rejet de la famille lors de leur coming out.
Pour ma part, je ne crois pas avoir manqué de quoique ce soit chez moi, et ma préférence sexuelle n'a pas été source d'excommunion. Toutefois, l'appartenance à un groupe me rassure inmanquablement. Illusion ?
En ce moment, je me rends compte que je commence à apprécier ces moments où je suis seul.
Ce qui est clair, c'est que je ressens moins ce besoin de m'intégrer pour exister.... je pense découvrir à nouveau mon espace personnel et en jouir d'autant plus... mais je trouve difficile de refuser une sortie....
J'ai l'impression d'avoir trop d'aspirations contradictoires. Je devrais peut-être accepter ces injonctions paradoxales et arrêter d'essayer de me définir en monobloc. Illusion vaine de juriste classificateur.
----Flash back----
"Meute meute meute". Je me souviens du cri de ralliement des louveteaux, quand Akela nous appelait pour qu'on accoure de tous les coins du parc pour se retrouver, tous les samedis après-midi, afin de s'adonner aux joies de la sociabilité et la vie en groupe.
Beurk...

Je détestais les louveteaux. Etre obligé de m'intégrer dans une "nouvelle famille", dans une meute, une sizaine, un groupe de scouts.. suivre des traditions, des rites, .... Alors que je n'arrivais même pas à m'organiser moi-même, pourquoi se soumettre à des règles extérieures sans même y être obligé ?

Je ne m'en rendais pas compte, mais je découvrais les prémices du droit, que j'étudierais plus tard: comment organiser par la norme une communauté, une société, un groupe ?

Valeurs communes, règles uniformes, sanctions pour violation de la norme, organisation hiérarchique, .. autant de similitudes avec la vie sociale que je ne reconnaissais pas à l'époque...
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Ma vie a bien changé depuis. La meute, le groupe, les rites et les retrouvailles en troupeau sont des moments que j'affectionne, qui me donnent une structure, me rassurent. Illusion ? (tiens ça je l'ai déjà écrit...)

Si ce n'est qu'à la différence des louveteaux, j'ai pu choisir les personnes -de qualité- avec lesquelles je décide de passer mes samedi après-midi. Je ne suis plus obligé de ma coltiner le sizainier des bleus, ce gros batard nazi qui nous obligeait à faire des pompages en cas de non respect. Acceptation et légitimité de la norme...
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-X: Romain, ton blog n'est qu'un ramassis de délires pitoyables et de branlette intellectuelle pathétique.
-R.: Ah oui ? Tu trouves ?
"I'm not fucking budhists..but this is enlightment..."

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